Le centre d'écoute
Écoute les couleurs de bruit : blanc, rose, brun, vert, gris et bleu.
Générées en direct, ici même.
Chaque son ici est synthétisé dans ton navigateur, par les algorithmes mêmes que Veil fait tourner sur ton téléphone. Appuie sur lecture et trouve la couleur qui va à ton oreille.
Bruit blanc : un masquage sur tout le spectre
Le bruit blanc porte la même puissance par hertz sur tout le spectre : un souffle clair et dense qui forme un mur sonore régulier. C'est la matière première à partir de laquelle toutes les autres couleurs sont façonnées. Veil allège le haut du spectre, là où beaucoup trouvent le souffle perçant.
Ça ressemble àla neige d'un téléviseur · une douche qui coule · une radio FM mal réglée
Idéal pourCouvrir les sons nets et soudains : voix, circulation, ronflements.
À éviter siLe souffle te paraît agressif ou fatigant. Essaie le rose ou le gris.
Comment Veil le génère
Plus d'un million d'échantillons aléatoires, puis deux étages de passe-bas légers à 2,5 kHz et 8 kHz. C'est toute la différence entre la ligne pointillée et la ligne pleine : le bruit blanc théorique est plat, et sans façonnage son haut du spectre est la partie que la plupart des gens trouvent perçante. Aucun fichier n'est lu : le souffle que tu entends a été calculé sur ton appareil, pas téléchargé.
Le signal de Veil par fréquence
Bruit blanc théoriqueVeil
Bruit rose : plus doux et plus équilibré
Le bruit rose s'atténue régulièrement à mesure que la fréquence monte, comme le son se répartit dans la nature. Plus chaud et plus doux que le blanc, et la couleur la plus étudiée pour le sommeil. Le choix le plus sûr si tu n'as jamais essayé.
Ça ressemble àune pluie douce · le vent dans les feuilles · une cascade lointaine
Idéal pourLa concentration durable et le sommeil profond. Dans le doute, commence ici.
À éviter siLa pièce est vraiment bruyante. Le blanc couvre plus complètement.
Comment Veil le génère
Six intégrateurs à fuite aux fréquences de coupure décalées, la cascade de Paul Kellet, transforment le bruit blanc en un vrai spectre en 1/f : moins 3 décibels par octave, la pente que suivent la pluie et le vent. Deux générateurs décorrélés tournent l'un contre l'autre, si bien que la texture ne se fige jamais en motif.
Le signal de Veil par fréquence
Bruit brun : un grondement grave et profond
Le bruit brun concentre son énergie dans les fréquences les plus basses : un grondement profond et enveloppant. Le plus sombre des trois classiques, et la couleur devenue virale pour calmer les esprits qui tournent. Le plus proche d'une forte pluie ou du ressac entendu de l'intérieur.
Ça ressemble àun tonnerre qui roule · une chute d'eau puissante · un avion au loin
Idéal pourUn esprit qui tourne, ou quand le bruit blanc paraît trop agressif.
À éviter siTu partages un mur. Les graves portent plus loin que toutes les autres couleurs.
Comment Veil le génère
Une marche aléatoire à intégrateur à fuite, avec une coupure proche de 65 Hz, produit le spectre en 1/f² : moins 6 décibels par octave, deux fois plus raide que le rose. Deux marches décorrélées bouclent sur des longueurs premières entre elles, si bien que le signal combiné ne se répète qu'une fois toutes les 18,5 minutes.
Le signal de Veil par fréquence
Bruit vert : centré sur les médiums, sans graves
Le bruit vert vit au milieu du spectre, graves profonds et souffle aigu retirés. Il paraît ouvert et léger, et masque sans ajouter de poids dans la pièce. Utile quand tu veux une couverture sans aucune pression dans les graves.
Ça ressemble àune brise régulière · le ressac au loin · l'air dans une bouche d'aération
Idéal pourMasquer sans grondement grave, quand le brun paraît trop lourd.
À éviter siLe problème vient de la circulation ou d'un grondement. Le vert n'a pas de graves.
Comment Veil le génère
La même cascade en 1/f que le rose, puis deux passe-haut à 380 Hz pour une coupure franche des graves, et un plafond à 3,6 kHz pour retirer le souffle. Ce qui reste, c'est le milieu du son du monde.
Le signal de Veil par fréquence
Bruit gris : équilibré pour l'oreille humaine
Le bruit gris est réglé sur le fonctionnement réel de l'audition : creusé là où tes oreilles sont les plus sensibles, relevé là où elles ne le sont pas. Il mesure irrégulier mais te paraît régulier. Souvent la réponse quand rien d'autre n'allait tout à fait.
Ça ressemble àune cabine d'avion calme · une grande pièce vide · de l'air sans poids
Idéal pourQuand le blanc paraît perçant et le brun feutré.
À éviter siUne autre couleur te convient déjà. Le gris corrige, il n'améliore pas.
Comment Veil le génère
Du bruit blanc façonné selon l'inverse d'une courbe isosonique : un large creux de 13 dB à 3 kHz, là où l'audition est la plus sensible, et un relèvement de 9 dB à 110 Hz, là où elle ne l'est pas. Il suit l'une de ces courbes plutôt qu'une courbe définitive, car les courbes isosoniques se déplacent avec le niveau d'écoute et avec l'auditeur. Veil atténue aussi au-dessus de 7 kHz au lieu de relever les aigus, ce qui en écarte le souffle le plus intense au volume où l'on dort.
Le signal de Veil par fréquence
Bruit bleu : le miroir clair du rose
Le bruit bleu est le rose à l'envers : son énergie monte de 3 dB à chaque octave au lieu de descendre, c'est donc un souffle fin et aéré, presque sans graves. La seule couleur ici qui monte avec la fréquence, et celle à choisir quand le son qui te dérange est lui-même aigu.
Ça ressemble àun vaporisateur · de la vapeur qui s'échappe · une pomme de douche sans les éclaboussures
Idéal pourMasquer les sons aigus : un tuyau qui siffle, un clavier, des chants d'oiseaux.
À éviter siLe blanc te paraît déjà agressif. Le bleu va encore plus loin dans ce sens.
Comment Veil le génère
La même cascade de Kellet que pour le bruit rose, dérivée au fil de la génération : retrancher de chaque échantillon celui qui le précède agit comme un dérivateur, qui monte de 6 dB par octave ; appliqué à la descente de 3 dB du rose, il laisse une montée nette de 3 dB par octave. Un plancher de bruit blanc plat à 30 pour cent est mélangé en dessous pour donner du corps, et un passe-bas à 6 kHz plafonne la dernière octave, celle qui fatigue au volume où l'on dort. Rien n'est enregistré : le souffle a été calculé sur ton appareil.
Le signal de Veil par fréquence
Côte à côte,
d'un coup d'œil.
Le même travail de masquage, six caractères différents. Celle qui fonctionne est une affaire personnelle : fais confiance à tes oreilles plutôt qu'à un graphique. Tu choisis une application plutôt qu'une couleur ? Vois le comparatif des meilleures applications de bruit blanc (en anglais).
| Couleur | Caractère | À choisir quand |
|---|---|---|
| Blanc | Plat et clair, le masque le plus puissant | La pièce est bruyante et il te faut un maximum de couverture. |
| Rose | Pente naturelle, chaud et équilibré | Tu veux la valeur sûre, la plus étudiée. Commence ici. |
| Brun | Profond et sombre, tout en graves | Ton esprit tourne et le blanc te paraît agressif. |
| Vert | Centré sur les médiums et ouvert, sans graves | Tu veux masquer sans alourdir la pièce. |
| Gris | Réglé sur l'oreille, régulier partout | Le blanc est perçant, le brun est feutré. |
| Bleu | Montant et aéré, tout en aigus | Le son qui te dérange est lui-même aigu. |
Le bon volume est
plus bas que tu ne crois.
Choisir une couleur n'est que la moitié du travail. La plupart des gens règlent le volume trop fort et ne le découvrent jamais.
- Pars du silence, avec le vrai bruit présent. Règle-le le soir, dans ta vraie chambre, pendant que ce qui te dérange se produit vraiment. Un échantillon jugé un après-midi calme ne t'apprend presque rien.
- Monte jusqu'à ce que la gêne cesse de s'imposer. Pas jusqu'à ce qu'elle disparaisse de la pièce, ce qui est tout autre chose et bien plus fort. Tu attends le moment où ton attention cesse d'être attirée par elle.
- Puis redescends. Baisse doucement jusqu'à trouver le point où le masquage commence à lâcher, et arrête-toi juste au-dessus. C'est ton volume minimal efficace, et il se situe en général bien en dessous de là où l'étape deux t'avait laissé.
- Laisse-le là une nuit entière avant de juger. Une couleur qui paraît trop banale sur dix secondes est souvent celle avec laquelle tu dors d'une traite, et une couleur qui impressionne tout de suite peut peser sur toi à 3 h du matin.
Un test simple : si tu devais hausser la voix pour parler par-dessus, c'est plus fort que nécessaire. Le masquage agit en couvrant le contraste entre le calme et les sons soudains, pas en étant plus fort que tout le reste de la pièce. Rester au minimum qui fonctionne ménage tes oreilles sur huit heures, et c'est toute la raison pour laquelle Veil utilise un réglage de volume fin et continu plutôt qu'un curseur à dix crans : l'écart entre le bon niveau et un peu trop fort est souvent plus petit qu'un cran sur un curseur ordinaire.
Questions fréquentes.
Quelle est la différence entre le bruit blanc, le bruit rose et le bruit brun ?
Quelle couleur de bruit convient le mieux au sommeil ?
Le bruit brun est-il meilleur que le bruit blanc ?
Qu'est-ce que le bruit vert ?
Qu'est-ce que le bruit gris ?
Qu'est-ce que le bruit bleu ?
À quel volume écouter du bruit pendant la nuit ?
Faut-il télécharger les sons, ou être en ligne ?
Quelles couleurs sont gratuites dans l'application ?
Emporte toutes les couleurs avec toi
Veil fait tourner ces générateurs exacts sur ton téléphone, plus des ventilateurs et des sons mécaniques, avec un façonnage de la tonalité sur chacun. Rien de préenregistré, rien à télécharger, fonctionne hors ligne. L'interface de Veil est actuellement disponible en anglais uniquement.